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Exposition "Là où le ombres"

avec Cédric Merland a

ux Ateliers de la Rampe,

les 4 et 5 mai 2019 à Vendôme

(photos Marie Denizot)

http://www.ateliersdelarampe.sitew.fr/#Actualite_Expositions_.A

 

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Exposition croisée

Galerie Le 10

Marseille,

du 12 décembre 2018 au 5 janvier 2019,

https://www.facebook.com/Le-10-594594070996528/?modal=admin_todo_tour

 

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Exposition à la Petite Galerie,

du 22 au 29 septembre 2018,

dans le cadre du 

Festival Poésie dans(e) la rue 

à Rouen

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Une encre pour le  Thé à la page, merci Damien

2018

"Selva", 2014

"Origines, 2010, Salle d'Honneur de l'Hôtel de ville

Montélimar

Diane Saint-Honoré, qui est d'un naturel très réservé, très calme, parfois même un peu en recul a viscéralement besoin de peindre, c'est son antidote, toutes proportions gardées, son nirvana ! Sa sérénité apparente soudain se met en bouillonnement sur la toile, cela devient une sorte de lutte, un combat salvateur pour la vie. Cependant, ici encore, ses moyens sont sobres, presque minimalistes, car elle avoue encore l'intérêt qu'elle porte aux peintures linéaires et géométriques des aborigènes, des maoris ainsi qu'aux mandalas merveilleux et si éphémères des tibétains. L'art est pour elle synonyme de fragilité temporelle, d'aboutissement et d'effacement sous le moindre souffle du vent.

La beauté volatile, comme si le ciel voulait s'approprier ce qui contient du sacré et à plus juste titre, si ce sacré est brut, primitif et sans fioritures. Diane cherche elle-aussi à s'orienter vers l'essentiel de son acte de dire et de faire. Ici elle traite trois thèmes : l'origine, l'obscur et le rouge.

L'origine est avant tout végétale, luxuriante, c'est le nécessaire retour vers la nature matricielle, aux sources nourricières, mais également à son intériorité, à la redéfinition de soi-même. Nous pouvons nous remémorer Paul Gauguin : "D'où venons-nous, qui sommes-nous, où allons-nous." C'est une sorte de promenade en forêt intérieure. C'est aussi un clin d'œil presque druidique vers les bienfaits magiques naturels. Cette sorte de forêt vierge garantit les mystères de la vie, le secret de l'évolution.

L'obscur se présente à nous sous un tout autre plan, il symbolise un univers aux formes masquées, il est rempli d'êtres étranges, indéfinis, associables à des gnomes noyés dans les enchevêtrements graphiques. Des monstres menaçant notre équilibre gragile apparaissent et nous défient.

Quant au rouge, c'est l'action, le sang, le combat, la création. Nous percevons cet espace de la dualité entre le bien et le mal, le positif et le négatif, sorte d'engagement contre le dragon cher à l'imagerie des Saint-Georges ou Saint-Michel.

Donc, c'est dans cet environnement en effet miroir qu'évolue Diane Saint-Honoré.

Tout ne repose que sur des sphères, degrés, paraboles, fuites du temps, dédoublements, égarements dans ce labyrinthe. Notre jeune artiste évolue entre acte de conscience et balancement d'inconscience, elle se situe toujours dans une ambivalence de l'abîme, de la chute et sur le seuil d'une porte ouverte sur l'espoir et la lumière. Tout s'inscrit dans la suggestion du sujet, la variation du trait, la subtilité des nuances.

Diane Saint-Honoré n'hésite pas par son geste créatif à combler absolument le vide de la toile blanche qui la hante, et du calme, de la sérénité elle bascule dans le feu de l'action, brise les chaines du quotidien, franchit le labyrinthe, sorte de passage initiatique, de troisième œil au seuil des portes de l'inconnu et de la fuite du temps.

Michel Bénard

Lauréat de l'Académie française

Chevalier dans l'Ordre des Arts & Lettres.

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Exposition à la Société des Poètes Français,

Paris, 2010